Google sait tout de vous

16 03 2009

image-114Avez-vous déjà réfléchi sur les informations que peuvent détenir des compagnies comme Google à votre sujet? Sans tomber dans la paranoïa du contrôle permanent de votre vie personnelle et professionnelle, Google ( 90 % d’utilisateurs sur la partie moteur de recherche en France!) peut en effet se révéler fort utile avec sa pléiade de services (encore beaucoup en mode bêta) proposant les recherches, mails, cartes interactives etc mais en échange d’une contrepartie: vos données, parmi lesquelles:

- Ce que vous recherchez: utilisé par des millions de personnes dans le monde, Google sait ce que chaque utilisateur cherche, de manière globale via les tendances de recherches
-Les pages que vous visitez grâce aux cookies enregistrés lors de vos visites sur des sites webs avec leur programme AdSense
-Les blogs que vous lisez: si vous utilisez Google reader, il sait ceux auxquels vous avez souscrit
-Vos informations financières: les utilisateurs d’AdSense ou Google Checkout partagent des données financières et personnelles
-La popularité de votre blog ou site web: pour les utilisateurs de Google Analytics (tendances, données ..)
-Ce que vous e-mailez et à qui: avec Gmail
-Ce qu’il y a sur votre ordinateur: avec Google Dekstop
-Votre emploi du temps: Google calendar avec vos rendez-vous personnels et professionnels
-Votre réseau social et vos intérêts: Google indexe des sites comme Facebook ou Digg et par conséquent, a accès à ce dont vous vous intéressez en ligne
-Lorsque vous tombez malade
: via Google Health ( disponible aux US) avec vos données médicales et vos recherches sur les diagnostics, traitements et centres médicaux
-Ou vous et vos amis vous situez: en utilisant Google Latitude, les utilisateurs du service peuvent partager leur localisation
-Ce que vous regardez sur YouTube: propriétaire de YouTube, Google garde un historique des vidéos consultées
-Ce que vous étudiez et ou: Google Books, Scholar et University Search sont autant d’outils qui peuvent révéler votre vie académique
- Tout ce que vous regardez en ligne: les utilisateurs du navigateur Google Chrome permettent à Google de voir toutes les pages visitées
-Vos problèmes: en posant une question ou en répondant sur Google Answers
-Votre adresse: en utilisant Google map, AdSense ou Checkout
-Votre numéro de portable: avec les SMS, Google Mobile ou dernièrement Google Voice
-Le son de votre voix: avec Google Talk
-Ce à quoi vous, vos amis, votre famille ressemblez: avec l’éditeur photo Picasa et la nouvelle fonctionnalité de reconnaissance faciale
-Ce que vous achetez ou voulez acheter avec la recherche de produits
-Le sujet de votre business: via les mots clés et l’achat de brevets Adwords
-Ce qui est important pour vous: avec Google Alerts

-Les informations que vous partagez en groupe de travail: avec Google Docs & Spreadsheets

-Qui lit votre blog : grâce à Feedburner et son outil de RSS

Personnellement admirative de la vitesse de développement des applications, de leur efficacité pour une utilisation gratuite et bien entendu de la force du modèle économique Google, cette liste fait ressortir quelques aspects du à une situation de “monopole” et du vaste éventail de solutions proposées par la société. Il va de soi que d’autres exemples sont envisageables et que ni la paranoïa ni l’absence de contrôle de son ID numérique sont envisageables lorsque nous sommes utilisateurs du Net au quotidien.

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Controler son Identité numérique

25 02 2009

La multiplication des réseaux sociaux, blogs, wikis  et l’augmentation des visites génèrent des traces constitutives de l’identité numérique de l’individu qui peuvent se scinder en deux:

-les données formelles ( coordonnées, noms, prénoms, certificats..)

-les données informelles ( commentaires, notes, photos , groupes etc.)

Le schéma suivant (réalise par Fred Cavazza) est brillant dans sa schématisation, voyez par vous même:

image-2

Votre ADN virtuel est enregistré sous différents serveurs à différents endroits du globe: veillez à controler votre identité numérique. Oui , mais comment?

-1: vérifier votre profil Facebook: les informations publiques ou non (photo, appartenance à des réseaux, fans de, amis etc), Lindekin, Viadeo etc… bien indexés dans les moteurs de recherches

2: “Googlez” votre nom et prénom: le meilleur moyen de vérifier les informations

3: Acheter un nom de domaine de site  avec votre nom et prénom et afficher une page “clean” avec les informations souhaitées

4: Souscrire à Google Alerts avec votre nom et prénom et chosiir la fréquence d’envoi de ces alertes

5: Avoir recours à certains moteurs de recherches spécialisés dans la recherche de personnes: 123 people par exemple ou encore Sniffoo (uniquement francophone )

Il FAUT donc contrôler ses traces! Un exemple frappant a été illustré dans le bimestriel Le Tigre qui a décidé de prendre un internaute complètement au hasard et de raconter sa vie dans un article à partir des différentes traces laissées sur Internet.

Un certain Marc L. a donc enchainé  nuits blanches suite au récit de sa vie via le rédacteur qui a débuté par une photo de voyage au Canada sur le site de partage de photos Flickr, de suivre jour à jour son parcours, de lier à sa vie professionnelle via Facebook, puis de s’immiscer dans l’historique de ses relations amoureuses publié sur le site et accessible aux amis. Le rédacteur cherche dans les moteurs de recherche, trouve des informations sur la passion du jeune homme comme musicien amateur dans la presse locale et va jusqu’à découvrir son numéro de portable et l’appeler.

Voici un extrait de l’article :

Alors, Marc. Belle gueule, les cheveux mi-longs, le visage fin et de grands yeux curieux. Je parle de la photo prise au Starbuck’s Café de Montréal, lors de ton voyage au Canada, avec Helena et Jose, le 5 août 2008. La soirée avait l’air sympa, comme d’ailleurs tout le week-end que vous avez passé à Vancouver. J’aime particulièrement cette série, parce que Jose a fait des photos, et ça me permet de te voir plus souvent. Vous avez loué un scooter, vous êtes allés au bord de la mer, mais vous ne vous êtes pas baignés, juste traîné sur la plage. En tout, tu as passé un mois au Canada. Au début tu étais seul, à l’hôtel Central, à Montréal (série de photos « autour de mon hôtel »). Tu étais là-bas pour le travail. Le travail ? Tu es assistant au « service d’architecture intérieur », dans un gros cabinet d’architectes, LBA, depuis septembre dernier (Facebook, rubrique Profil). Le cabinet a des succursales dans plusieurs villes, et a priori tu dois travailler dans la succursale de Pessac, dans la banlieue de Bordeaux. Ça, je l’ai trouvé par déduction, vu que tu traînes souvent à l’Utopia (cinéma et café bordelais) ou à Arcachon. Donc à Montréal, tu étais dans un bureau avec Steven, Philipp, Peter, en train de travailler sur des plans d’architectes, devant deux ordinateurs, un fixe et un portable. En agrandissant la photo, on peut même voir que tu avais un portable Packard-Bell et que tu utilisais des pages de brouillon comme tapis de souris. Je n’ai pas dit que c’était passionnant, j’ai dit qu’on pouvait le voir. Le 21 août, c’est Steven qui t’a accompagné à l’aéroport. Retour en France, où t’attendait un mariage (Juliette et Dominique), puis, la semaine suivante, le baptême de ta nièce, Lola, la petite sœur de Luc (qui fait des têtes rigolotes avec ses grosses lunettes), à Libourne.

Revenons à toi. Tu es célibataire et hétérosexuel (Facebook). Au printemps 2008, tu as eu une histoire avec Claudia R***, qui travaille au Centre culturel franco-autrichien de Bordeaux (je ne l’ai pas retrouvée tout de suite, à cause du caractère ü qu’il faut écrire ue pour Google). En tout cas, je confirme, elle est charmante, petits seins, cheveux courts, jolies jambes. Tu nous donnes l’adresse de ses parents, boulevard V*** à Bordeaux. Vous avez joué aux boules à Arcachon, et il y avait aussi Lukas T***, qui est le collègue de Claudia au Centre Culturel. Fin mai, il n’y a que quatre photos, anodines, de ton passage dans le petit appartement de Claudia (comme si tu voulais nous cacher quelque chose) et une autre, quelques jours plus tard, plus révélatrice, prise par Claudia elle-même, chez elle : on reconnaît son lit, et c’est toi qui es couché dessus. Habillé, tout de même. Sur une autre, tu te brosses les dents. C’est le 31 mai : deux jours plus tôt, vous étiez chez Lukas « pour fêter les sous de la CAF » (une fête assez sage, mais Lukas s’est mis au piano pour chanter des chansons en allemand, tout le monde a bien ri, vidéo sur Flickr).









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